Later that day I got to thinking about relationships... But the most exciting, challenging and significant relationship of all is the one you have with yourself. And if you find someone to love the you you love, well, that's just fabulous. 
Carrie Bradshaw

8 mars 2008

J'arrête ce blog ici... mais retrouvez moi là-baaas!!!! = http://mesblablablas.over-blog.com
Encore plus de blablablas, et plus de rubriques!

7 mars 2008

Paresse, quand tu me tiens

Voilà encore une journée à ne rien faire. Certes j'ai bien travaillé ces derniers jours pour préparer mon galop d'essai en contrats spéciaux. J'ai dormi 3h la nuit dernière mais cela n'empêche que j'étais motivée pour étudier cet après-midi.

Résultat : je suis arrivée il y a 3 heures chez moi et je n'ai encore rien fait. Je n'ai pas fait de ménage, je n'ai pas travaillé, je n'ai même pas fait la cuisine.
Ces accès de paresse m'affectent beaucoup. Comment me motiver? Surtout, comment me motiver toute seule? Car dès qu'une amie ou mon homme m'encouragent, je suis au taquet. Mais si je retrouve avec moi-même, c'est Paresse girl à tous les niveaux pour toute la journée... oui c'est que je ne fais pas les choses à moitié : ou je suis à fond, ou je suis plate comme un poisson turbot sur lequel un poids lourd aurait roulé. Rien et ne rien faire, voici ma devise en ces jours d'oisiveté.
C'est pathétique.

Le pire c'est que d'écrire cela me motive à peine. Je vais regarder la télé. Y'a Jean Luc Delarue qui m'appelle.

3 mars 2008

Russie sweet Russie

Scoop de l'année : Dmitry Medvedev est élu président de la Russie!!!!!!
hmpf....


Ce qui devait arriver est arrivé : l'homme choisi par Poutine est bel et bien devenu Président. Les Russes l'ont-ils élu parce qu'ils sont d'accord avec Poutine? Rien n'est moins sûr. Le taux de participation n'était pas élevé. Des responsables du scrutin avaient avoué qu'ils traffiqueraient sûrement les bulletins, afin de faire monter le taux de participation et ainsi de légitimer l'élection du protégé (ou plutôt du pigeon) du nouveau tyran du monde (oui, oui, Poutine). Les opposants sont toujours lynchés dans la rue, les journalistes anti-Poutine toujours harcelés et les anciennes républiques de l'URSS subissent toujours des pressions (en ce moment, la Russie menace l'Ukraine de couper le gaz).
Les Russes sont-ils de grands ignorants? Ou peut-être qu'ils n'en ont rien à faire que leur pays devienne une pseudo dictature, tant que leur niveau de vie s'améliore. Mais s'améliore-t-il vraiment?

Les gouvernements des pays « occidentaux » ne disent pas un mot : implicitement, ils acceptent. Pourquoi? Est-ce seulement une histoire de gaz? Ont-ils vraiment besoin de cette nouvelle Russie? Peut-on seulement faire quelque chose?
Il semble vraiment que la Russie vient d'une autre ère. A l'heure où les pays européens en transition semblent s'ouvrir, pour beaucoup de façon démocratique, la Russie encore une fois se marginalise. Elle semble vouloir prendre la voie qu'a prise la Chine : ouverture du marché, mais régime politique oppressant. Et que pourrait-on faire contre ces deux grands pays?...

Même si la mafia russe est dite en voie de disparition, il me semble que ce gouvernement a des allures de mafia... Le monde occidental craint la Chine et l'Inde, mais la Russie, même si elle a encore un long chemin devant elle, semble plus menaçante, en terme de politique.

28 février 2008

Boy to man

Les hommes sont-ils vraiment de grands enfants ? On a souvent tendance, nous les femmes, à ne pas faire confiance aux hommes. Surtout si, comme moi, on a un père, qui vraiment, ne se comporte pas tout à fait comme un adulte responsable. Pourtant, j’ai un autre modèle, mon beau-père, qui est véritablement l’homme de la maison, sur qui on peut compter. Mais ce genre d’hommes n’est-il pas en voie de disparition ? Ou mon beau-père est-il une exception ?(e suis si contente pour ma mère si c’est le cas !)
Mon Jules à moi, je l’ai toujours considéré plus comme un enfant que comme un adulte. Bon vous me direz, on est encore jeunes et pas encore dans la vie active. Mais ayant quitté le cocon familial depuis quelques années maintenant, sûrement que l’on est plus grand que petit ?

Le problème avec notre couple, c’est que sa mère l’a toujours beaucoup protégé, lui a lavé et lui lave encore son linge, lui a fait et lui fait encore son lit, c’est même elle qui lui a nettoyé son appartement avant de le rendre au propriétaire l’an dernier, qui lui achète encore des caleçons…. Moi au contraire, mes parents, même si très présents, m’ont toujours habitué à une parfaite autonomie. Je n’ai pas eu besoin d’eux pour chercher un appart, faire les papiers, ouvrir des comptes bancaires. Je suis une femme complètement indépendante, dans la mesure où mon jeune âge le permet.

Alors vous imaginez bien l’angoisse quand lui et moi nous sommes installés ensemble il y a quelques mois. J’avais l’impression que je devais m’occuper de tout, dans la mesure où j’étais là évidemment, et si ce n’était pas le cas, ses parents étaient là pour l’assister…
Combien de fois lui ai-je reproché de ne pas prendre d’initiative, de ne pas s’occuper des papiers, de ne pas nous prendre en charge de façon générale. A part payer le loyer, il n’a rien fait, ou du moins rien fait spontanément. Il a toujours fallu que je sois derrière lui, à lui dire de faire ceci et celà, à lui demander s’il a fait et finalement à le vérifier, sinon à le faire à sa place…
Mais j’avoue qu’il a fait des progrès ces derniers mois. Il a mûri. La PS2 ne compte plus autant…
Et cette semaine je suis à Londres et je n’ai pas eu le temps de faire le courier pour envoyer le préavis. Et c’est ce soir, en apprenant qu’il s’était chargé non seulement d’envoyer mais aussi de rédiger la lettre tout seul, sans mon aide, je me suis posée la question : le problème ne viendrait-il pas de moi ?

C’est vrai, j’ai du mal à déléguer, j’aime tout contrôler et peut-être ainsi ce n’est pas lui l’irresponsable mais moi qui ne fais confiance à personne à part mes parents. Est-ce que c’est de savoir qu’il a rarement pris ses responsabilités dans le passé qui me pousse à être méfiante ou est-ce moi qui suis par nature méfiante et perfectionniste ?

Dans tous les cas, je réalise que je dois juste lui laisser un peu d’espace, lui laisser une chance de s’émanciper. Il en est capable. Et je sens que je peux être capable de lâcher du leste aussi car sincèrement, je me suis sentie soulagée de ne pas avoir à faire cette lettre moi-même. Je pense que je peux vraiment compter sur lui, il faut juste que j’essaie d’être plus relaxe.


Maintenant que je sais que j’ai un homme à la maison, let’s enjoy my holidays !

Séisme à Londres !

L’incroyable ce n’est pas qu’il y ait eu un séisme, mais c’est la magnitude de ce séisme. En effet, le sud-est de l’Angleterre est régulièrement secoué mais en général de façon imperceptible. Par contre 5,3 de magnitude, on n’avait pas ressenti ça depuis près de 30 ans

Le plus incroyable pour moi, c’est que ce n’est pas la première fois que j’assiste à un tremblement de terre dans un lieu où normalement, on ne s’en rend pas compte : l'été dernier j’ai cru que le mur de la maison allait tomber sur moi…et j'étais à Madrid !
Déjà il y a dix ans, il y avait eu un grand et surtout long séisme : j’avais eu le temps de me lever quand j'ai commencé à avoir le vertige, me retourner et voir le lit bouger de quelques mètres dans ma case, de voir le sol vraiment trembler et de courir jusque la plage 500 mètres plus bas, avant que le séisme soit terminé. C'était en Croatie, où j'étais alors en vacances donc c’est plus fréquent dans cette région, mais quand même ! les chances d’en sentir un ne sont pas énormes.

Serait-ce un signe quelconque?? :s
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27 février 2008

De la xénophilie

Ayant voyagé pas mal dès mon enfance, j'ai pu remarqué que, en tant que touriste, on est toujours bien accueilli à l'étranger. On est des immigrés mais des immigrés plus que provisoires, les indigènes sont donc plus qu’enclins à nous accueillir pourvu qu’on ne retourne pas la ville et qu’on dépense beaucoup d’argent dans des bols ou des sacs à l’effigie du pays.
Les natifs semblent beaucoup plus tolérants envers les touristes, qu’envers leurs propres compatriotes. Et c’est quelque chose qui m’a toujours étonné. Pourquoi ne sommes-nous pas aussi sympas avec nos voisins qu’avec de parfaits étrangers, au sens propre du terme?
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24 février 2008

La danse des oiseaux...ma-gni-fique

Ce spectacle m'a bouleversé... j'en avais déjà vu chez moi à l'automne mais rien de comparable.
Ne vous fiez pas au côté documentaire, restez jusqu'au bout, ça vaut l'coup! (environ à 2mn ça commence vraiment à être beau)



Au départ, c'est un peu effrayant et au fur et à mesure, ça vous transporte... j'en ai eu les larmes aux yeux vers la fin.

Sexe et meurtre

Cette semaine, un Britannique a été condamné pour le meutre de 5 prostituées à Ipswich (Suffolk, sud-est de l'Angleterre).
Ce n'est pas la première fois que des prostituées sont victimes de meurtre, et il est sûr que bien plus d'affaires ne sont pas révélées. Mais à chaque affaire médiatisée, les mêmes questions ressurgissent. Entre autre, LA question que l'Europe se pose : doit-on légaliser les bordels? Ou simplement légaliser la prostitution?


J'ai toujours été pour. Je me suis toujours dit que légaliser les bordels permettrait de :

-empêcher la prostitution de rue qui est le théâtre de bien de drames : meurtres, entre autres, mais surtout viols, trafic de filles (proxénétisme) et trafic de drogues


-encadrer les femmes qui sont prostituées par choix
-les protéger contre les malades et pervers en tout genre qui sont à l'abri dans leur voiture, ou au coin d'une rue
-les protéger contre les maladies en contrôlant le port du préservatif

Mais j'ai lu récemment un article dans timesonline (...). Il constatait que le quartier rouge, aux Pays-Bas, n'était pas beaucoup plus sûr que la plupart des quartiers de putes d'Europe. C'était même le petit paradis des traficants.

On peut se demander en outre si vraiment il existe des prostituées qui ont fait ça par choix. C'est plutôt la conjoncture qui les a menées là, où l'argent se fait aussi facilement que d'écarter les jambes.
Mais le milieu reste le même : peut-être avec un peu moins de violence, mais toujours avec autant de situations précaires voire écoeurantes, d'hommes bizarres, de fatigue corporelle et de lassitude.
J'ai regardé 2, 3 reportages sur les bordels, en Belgique, au Nevada (USA) : au début tout est rose, mais toujours à moment donné, on découvre la situation psychologique de ces filles, et les vraies raisons qui les ont poussées à faire ce métier. Toutes rêvent de partir un jour ou l'autre, une fois qu'elles se seront fait assez d'argent.

Il est vrai que si ce ne sont pas les bonnes raisons, l'amour des hommes (:s), l'amour du sexe, l'amour de plaire, qui entraînent les filles dans ce milieu, alors on ne peut pas dire qu'elles l'ont fait par choix.

Peut-on remettre pour autant totalement en cause la légalisation des bordels? L'encadrement ne permettrait-il pas quand même d'empêcher des jeunes femmes de se faire tuer, parfois impunément?
Le crime de rue ne sera pas éradiqué complètement, il y a toujours une économie underground, mais au moins, on pourrait penser que sur les millions de jeunes femmes prostituées, on puisse en sauver quelques unes...|

23 février 2008

euh...allô?

Je sais, il est 3h du mat' et je suis encore là. Mais je devais absolument écrire ça.
Tout à l'heure j'ai appelé mon homme, comme très souvent, et, comme très souvent aussi, je l'ai entendu décrocher mais aucune réponse : pas de "allô?", pas de "ouiii?"... le silence.
C'est quelque chose qui m'a toujours intrigué : répondre au téléphone sans parler. Franchement, il n'y a que lui qui fait ça.
Non mais, j'imagine pas moi répondre au téléphone et attendre que ça se passe. Il faut quand même donner un indice supplémentaire à l'interlocuteur, que vous êtes bien là, à l'autre bout du fil, que vous n'avez pas avalé votre combiné!
Mais apparemment, lui attend toujours que ce soit moi qui, au bout d'un moment d'incompréhension (quoique je commence à être habituée), à interpeller : allo, allo, y'a quelqu'un?

Des fois je le trouve vraiment bizarre...
Enfin je lui ai fait la remarque, il a trouvé un argument bidon (que je ne dévoilerai pas) mais il m'a dit qu'il s'efforcerait à l'avenir de répondre : 'oui ma chérie? ' ;)

Sur mon chemin l'Amour

Une amie m'a dit un jour qu'elle ne laisserait jamais un homme se mettre en travers de son chemin. Elle avait 25 ans, elle était célibataire. Alors en effet, jamais un homme ne s'était mis en travers de son chemin. Elle est partie vivre à l'étranger, elle bosse beaucoup, elle vit à deux cents à l'heure.
Mais elle est seule.

Pourtant dès fois je me demande. Est-ce qu'on est obligé de rechercher l'âme soeur? Certainement, que parfois, cette amie se sent seule mais le plus souvent, n'est-elle pas épanouie? Elle n'est pas névrosée, un peu stressée parfois, mais qui ne l'est pas.

A côté, je suis en couple depuis 5 ans et pourtant je ne suis pas épanouie. Sur les 5 ans, j'ai été vraiment bien 2 années : la première, et l'avant dernière. Cette année actuelle ne se passe pas si mal mais je ne ressens rien d'extraordinaire.
Il faut préciser, j'aime de tout mon coeur l'homme qui vit avec moi. Je donnerais beaucoup pour lui. Et dans un sens, c'est ce que j'ai fait : j'ai laissé de côté beaucoup de projets pour lui.
Certains diront que ce n'est pas vrai : je suis partie souvent sans lui, une semaine, un mois, 3 mois. Sa mère est la première à me rappeler que je suis partie à Madrid tout l'été et elle m'a demandé « pourquoi tu le laisses? »...

Mais j'ai laissé cet homme se mettre à travers de mon chemin. Dès le début. Dès le moment où j'ai commencé à tomber amoureuse, tous les plans de ma vie ont été altérés. Et pourtant, j'en avais, pas nombreux, mais mes ambitions étaient grandes. Et j'ai laissé ça de côté.
Au final je me retrouve dans un appartement que je ne veux pas, dans une faculté qui ne me plaît pas, avec une vie sociale limitée, avec une angoisse presque perpétuelle de mon avenir professionnel.

La seule chose qui me reste : mon homme. C'est quelque chose que n'a pas mon amie, et je ne pourrais jamais le troquer contre la vie de mon amie, je l'aime.
Seulement parfois, c'est triste de voir que j'avais tant de choses à découvrir, et la seule chose que j'ai vraiment vue, c'est la vie de couple.

L'amour est important, mais il n'y a pas que l'amour dans la vie...

15 septembre 2007

Et après...

Guillaume Musso

A 8 ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la mort imminente. Plongeant dans un lac pour aider une fillette, l'enfant s'est noyé.
Arrêt cardiaque, mort clinique. Et puis, contre toute attente, de nouveau, la vie.

Vingt ans plus tard, Nathan est devenu l'un des plus brillants avocats de New York. Il a tout oublié de l'épisode traumatisant. Il a même fini par épouser le petite fille du lac, Mallory....
...
Mais Nathan ignore que ceux qui reviennent de l'autre côté ne sont plus tout à fait les mêmes (..)
Il est temps pour lui de découvrir pourquoi il est revenu.


J'ai beaucoup aimé ce roman. Beaucoup de suspens; d'ailleurs, étant de nature impatiente, même dans mes lectures, j'ai eu beaucoup de mal à me retenir de sauter des lignes. Il peut y avoir donc des moments, même rares, un peu longuets.
Mais le final est brillant et l'histoire, un peu mystique, est accrocheuse.

12 août 2007

S’installer ensemble

En septembre, on saute le pas. Mon doudou et moi s’installons ensemble, au bout de cinq ans de relation plus ou moins tumultueuse et alors qu’on est au début de nos vingtaines.
Pour moi, c’est un saut à l’élastique. De ce fait, chercher un appartement revêt une importance historique.
Cependant, cela ne signifie pas autant pour lui. Bon d’accord, je suis partie deux mois en Espagne, ce qui fait que actuellement, celle qui ne peut rien faire pour chercher un appart, c’est moi. Mais bon, on en avait parlé avant et il était super motivé pour le chercher tout seul, aidé s’il le faut de ses potes. Ça c’était en juillet.
Depuis, ça fait deux semaines qu’on est en août, qu’il travaille toujours autant et qu’il me dit qu’il est fatigué. Il m’avait quand même promis d’appeler activement les numéros que MOI j’ai cherché et de prendre des rendez-vous pour le samedi, hier.
Résultat, je l’appelle hier soir, toute excitée à l’idée de ce qu’il va me raconter.
« -Alors mon chéri, qu’est-ce que ça a donné ?
-De quoi ? »
Hm, ça commence bien. Est-ce qu’il est au courant que ça fait une semaine qu’on ne parle que d’un sujet au téléphone ?
« -T’es à Rennes là, t’as visité des apparts.
-Non. Je suis chez moi. »
Je reste bouche bée. Mais il ne peut pas le voir. Je lui demande pourquoi, s’il avait appelé les 15 numéros
« Non, j’en ai appelé cinq. »
Honnêtement, quel est l’intérêt de n’en appeler que cinq ? Pourquoi pas tout d’un coup, histoire d’augmenter sa chance ?
Et pis il rajoute : « de toute façon, je n’avais pas envie d’aller à Rennes. »
Il doit rigoler. Envie ? envie ? non mais parce que tu crois que tu dois avoir envie d’y aller ?????
C’est une obligation, tu m’entends ? ET notre appart ? Et nous, notre vie ? Et notre amour ?

J’avais rêvé que ce soit un rêve, cette recherche d’appart. Ça s’est tourné un conflit où j’ai remis beaucoup de choses en question parce que monsieur était fatigué (il n’est pas fatigué pour voir ses potes jusque dans la nuit) et en plus il me reproche presque d’être à Madrid maintenant.
Si cela commence comme ça, est-on vraiment prêt à s’installer ensemble ? J’aurais mieux faire de dire que je prends mon appart toute seule et je l’aurais cherché toute seule comme une grande à mon retour, en une semaine, avant la rentrée.
Et lui, tant pis pour lui.

11 août 2007

Ay, maman


C'est une famille espagnole mais je suppose qu'on en trouve comme ça partout. Je ne sais pas si c'est un drame ou une comédie, ça me paraît parfois ahurissant, parfois amusant. Ça a commencé un après-midi au début du mois de juillet – enfin, je suppose que ça a commencé bien avant… Imaginez-vous un petit bout de chou de 20 mois environ…bon, petit bout de chou assez monstrueux en vérité – la première semaine avec lui, je me suis retrouvée avec des croûtes et des rougeurs sur le visage et les bras ? Ne dit-on pas que les enfants sont naturellement innocents et angéliques … ben lui c’est plutôt l’antéchrist. Enfin, je m’éloigne du sujet…quoique cela montre que, plus qu’une petite créature à protéger, c’est un futur kamikaze.
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9 août 2007

J’veux du pain

Je lance un appel à l’aide. JF, 22 ans, cherche pain désespérément.
Non, ce n’est pas une blague. Ici, le matin, je deviens folle. Avec mon café ou mon chocolat au lait, je me gave de biscuit. Ce n’est pas qu’ils sont mauvais mais j’aimerais un toast avec du beurre dessus. Un toast de pain. Du vrai pain. Pas de ce pain dur et bizarre qu’ils me servent le soir pour manger avec la sauce. Cette sorte de pain où l’extérieur t’abîme les dents et l’intérieur insulte les papilles de ta langue. Je veux du vrai pain, seul comme j’en ai mangé en France. Je pensais que le mythe du pain français n’était que ça, un mythe. Mais non. Pour avoir pas mal voyagé, je confirme que le pain français, c’est le meilleur. Je ne suis pas chauviniste (quoique je pourrais le devenir à force d’être ici).

Seulement jusque là, cela ne m’avait pas marqué parce que mon plus long séjour à l’étranger a duré trois semaines, aux Etats-Unis, et leur pain n’était pas si mauvais.
Mais ici, je craque. Plus d’un mois sans manger un bonne baguette bien moelleuse ou croquante juste comme il le faut. Et leur pain ici n’est vraiment pas bon - c’est le pire que j’ai mangé après le pain italien… les méditerranéens seraient-ils piètres boulangers ?
Je rentre dans un peu moins d’un mois. Mon avion atterrira à Beauvais à 8h du matin. La première chose que je ferai en sortant de l’aéroport ? Chercher une boulangerie.
Vive le pain français.

5 août 2007

Une thérapie à la mode

Je reviens à l’instant de shopping. J’ai acheté quelques jeans et des tops. Quoi de plus banal pour une nana de 22 ans que d’aller acheter des fringues, accompagnée d’une autre minette, à papoter toute l’après midi dans le centre commercial ?
Mais pour moi, cette partie shopping est loin d’être banale. Car en trois semaines, c’est le quatrième après midi entier que je passe dans les magasins, moi qui d’habitude n’aime pas les faire – ça me donne mal au crâne et me bousille le dos. En tout et pour tout, je dois passer 2h par mois dans les boutiques en temps normal. Là j’ai cumulé 15h en moins d’un mois.
Et qui dit cumul de boutique, dit cumul d’argent dépensé. Forcément. Parce que je ne suis pas le genre de fille qui peut simplement se balader dans les rayons. Non, si je sors faire du shopping, c’est pour acheter. Appelez ça de la compulsion si vous voulez, moi j’y ai pensé, et j’ai décidé que c’était ma thérapie.

Ma thérapie parce que je suis mal depuis trois semaines et que le fait de retourner à la maison chargée de paquets de vêtements me fait un bien fou. Je ne peux pas expliquer pourquoi. Je suis devenue une obsédée des fringues. Pire, je suis devenue une obsédée de la mode, moi qui, étant normale et dans la moyenne, n’ait jamais été une fashion victime. Obsédée c’est –à-dire que sur Internet, je regarde tous les sites de fringues,je parcours même les blogs. Une fois, je n’en ai pas dormi de la nuit. Après je parcours les boutiques et, une fois revenue des boutiques, je réessaie encore cinquante fois mes pantalons nouvellement achetés. Et une fois que j’ai fini, je pense à ce que je pourrais acheter la prochaine fois. Et pendant quatre jours je me couche tous les soirs, impatiente d’être le cinquième jour, jour de congé, quand je pourrais aller au centre commercial. Ça fait trois semaines que je suis comme ça et je n’en démords pas.
Je crois que j’ai une nouvelle garde robe, toute faite ici à Madrid. Je n’ai aucune idée de comment je vais faire pour l’emmener en France, vu que je n’ai pris qu’un bagage, sur lequel déjà j’étais montée pendant un quart d’heure pour pouvoir le fermer à l’aller !

En même temps je ne m’inquiète pas trop. En effet, j’achète plein de trucs, comme ça mais je ne garde pas tout. Ma méthode : je parcours chaque rayon un par un, je pioche toute les fringues que j’aime, je les essaie, je fais une sélection et j’en achète environ le tiers. Et sur ce tiers que je ramène à la maison, que je réessaie – je me prends même en photo avec, pour voir le véritable effet que ça fait !-la moitié va retourner dans le paquet avec le ticket en attendant la prochaine fois que je descende en ville. En fait, quand j’y réfléchis, c’est une excuse pour pouvoir retourner faire les magasins….J’achète des fringues que je n’aime pas vraiment, exprès, en sachant qu’il y a 50% de chance que je ne les garde pas. Ces vêtements vont être échangés par d’autres, plus une nouvelle tournée de fringues, et hop c’est reparti, parcours des rayons, essayage, tri…

C’est ma thérapie pour ne pas penser. Pour ne pas penser que je me sens seule et que je veux revoir ma famille et mon homme. C’est aussi ma thérapie pour sortir un peu de cette maison où je commence à étouffer… d’accord, il y aussi les musées et la découverte de la ville mais à la fin, je ne reviens avec rien à la maison, ce qui ne me donne pas la sensation d’Être comblée. Et puis ce n’est pas aussi excitant, c’est bien beau de se culturer mais à quoi ça me servira quand je reviendrai en France…. Tout le monde s’en fiche du museo del Prado. Mais tout le monde ne s’en fiche pas de la nouvelle paire de Manolo que je porte. C’est déprimant cette futilité je sais. Mais justement. C’est cette superficialité qui me permet de tenir. De m’évader un peu. Cesser d’être intelligente pour cesser de se retourner le cerveau à trop penser. Je préfère être insomniaque à chercher des idées d’habits dans le magasine Elle, que de ne pouvoir dormir parce que je déprime.

Bon, je ne tarde pas, il faut que je fasse mon petit défilé devant mon appareil numérique. Et que je décide de ce que je vais rendre quand j’irai faire du shopping la semaine prochaine !

3 août 2007

Boire peut être dangereux pour la santé, hic

Je ne suis pas alcoolique mais forcément, quand il y a une soirée, quand je sors en boîte, quand je sors au resto, j’aime boire. Il faut cependant souligner que je ne bois pas comme un trou, je n ‘ai pas l`habitude d’être bourrée. Au bout de trois verres, j’ai eu ma dose (disons trois verres de vodka pomme ou deux verres de vin).
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29 juillet 2007

Métro de Madrid : mode d'emploi

Depuis que je suis à Madrid, j’ai pris le métro plus de fois en trois semaines que durant les 21 années précédentes de ma jeune vie. Le seul métro que j’ai connu était celui de Paris et j’en ai une sainte horreur : il est moche, il sent mauvais, il est sale, les gens sont des bourrins et j’ai l’impression de traverser un monde parallèle par une porte à la Stargate à chaque fois qu’il démarre.
Par comparaison, le métro de Madrid est pas mal fichu, il y a l’air conditionné donc adieu la chaleur et adieu les odeurs et les madrilènes sont des gens raisonnables, même envers les touristes. Et pourtant, le métro de Madrid peut être bourré à craquer, même à deux heures du matin. Mais comme on s’y sent pas trop mal, qu’on n'a pas l’impression d’être dans une cage à lapin pas lavé depuis 3 mois, l’ambiance est généralement sympa. On se sent même en sécurité. Quand les gens vous regardent, on n’a pas l’impression qu’ils veulent vous tuer pour avoir oser entrer dans le wagon. Il y en a qui sourient même.
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20 juillet 2007

Ma seconde vie

Avant de venir à Madrid, je me suis commandée un i-pod pour pouvoir écouter ma musique même à l’étranger. Depuis, j’ai une seconde vie.
Il y a ma première vie, celle de toujours, celle de tous les jours, celle qui m’oblige à boire, à manger, à aller aux toilettes, celle qui me stresse, qui me fait rire. Bref, comme tout le monde ma vraie vie.
Et puis il y a ma seconde vie, celle qui apparaît quand je mets les écouteurs à mes oreilles. Tout d’un coup, je me transforme, ou plutôt, ce qui se passe à l’extérieur se transforme. Je ne le vois plus pareil. Tout se déroule comme dans une série télévisée. Avec la musique de fond, les gens changent, les couleurs changent, les évènements changent. Prendre le métro revêt maintenant un caractère romantique. Sortir les cheveux dans le vent un caractère glamour. Attendre sous la pluie un caractère dramatique.

Je décide de voir que ce que je veux voir, selon la chanson qui tourne dans ma tête. The reason de Hoobastank me fait croire qu’il y a un homme qui court derrière le bus pour essayer de me rattraper et que je vais avoir un accident et qu’il va me sauver. Switch à la nouvelle interprétation de Mad World et je vois tous les enfants que je croise comme des victimes. Maroon 5 et son ‘’She will be loved’’ et je connais l’histoire romantique et tragique de la jolie fille qui se tient debout devant moi. Petit changement de ton, Lily Allen, et moi aussi je smile, et je smile à tout le monde, et je smile à la fenêtre, et je smile au bitume. Et j’ai envie de sautiller.
Quand je suis dans mon lit ou à la fenêtre d’une voiture, je m’invente mes vies comme on invente une histoire pour enfants. Un soir je serai la future reine d’Angleterre grâce à Other Side of the World. Un autre soir je serai une adolescente entre deux amours avec Chasing Cars. Je meurs même avec What goes around et je ressuscite au rythme de Sway de Bic Runga. Je suis tout, partout, avec mille amours et mille désirs, j’ai les yeux gris, les cheveux bleus, je suis parfaite, ou pas, quelle importance, dans ma seconde vie, même si elle finit mal, il n’y a jamais d’erreurs.
Ma meilleure seconde vie : Chanson Triste. La voix de Carla Bruni me fait vibrer et j’y suis vraiment là, quelque part, je ne sais où, entre rêve et réalité, ma réalité à moi. Je ne veux pas me réveiller. ‘’Trois fois rien de nos vies, trois fois rien comme cette mélodie, hmm, hmm’’…..

Chanson de mes amours : Sway, The Perishers
Chanson de mes victoires : Glorious, Andreas Johnson
Chanson de ma mort : Everytime, Britney Spears
Chanson des cheveux aux vents : Quelqu’un m’a dit, Carla Bruni
Chanson d’images défilantes vues d’un wagon de métro : Mad World, Michael andrew
Chanson pour rouler à moto : Relax, Mika
Chanson de mon mariage : Cannon Ball, Damien Rice
Chanson d’une dispute : Breathe me, Sia
Chanson de clips : What goes around, Justin Timberlake
Chanson d’un baiser : Lovefool, the Cardigans
Chanson pour se prendre la main : All good things, Nelly Furtado
Chanson d’un film en noir et blanc : Le plus beau du quartier, Carla Bruni
Chanson pour rouler dans un taxi à New York : Chasing cars, Snow Patrol
Chanson pour marcher sous la pluie : Orchestra, The Servant
Chanson pour être belle : She will be loved, Maroon 5
Chanson pour contempler la vallée : Universe and U, KT Tunstall
Chanson pour vivre : Hallelujah, Rufus Wainwright
Chanson pour être heureux : je vous donne ma play-list ?

16 juillet 2007

Le cauchemard du téléphone


Hier, il m’est arrivé une chose horrible. Mon portable s’est déchargé.
S’il y a bien une chose qui est stressant quand on possède un téléphone mobile, c’est qu’il n’ait plus de batteries alors qu’on n'est pas chez soi. Un mobile, c’est tellement utile. On peut appeler quand on veut où on veut. Mais surtout, aujourd’hui, on peut prendre des photos, écouter de la musique, télécharger des jeux. Bref, le mobile a remplacé la cigarette : quand on ne sait pas quoi faire de ses mains, hop, on sort son téléphone et on revoit pour la énième fois tous les noms de son répertoire.
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10 juillet 2007

Happy is the man who forgets what he cannot change

La vie ici est vraiment tranquille. La famille pour laquelle je travaille en tant que fille au-pair possède une petite maison dans une petite résidence composée de onze autres petites maisons toutes identiques, formant un rectangle. A l’intérieur de ce rectangle, un petit jardin avec une piscine commune. On est en Espagne, il ne fait généralement pas moins de 30 degrés à cette époque donc la piscine c’est le must.
Oui mais voilà.
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