Voilà encore une journée à ne rien faire. Certes j'ai bien travaillé ces derniers jours pour préparer mon galop d'essai en contrats spéciaux. J'ai dormi 3h la nuit dernière mais cela n'empêche que j'étais motivée pour étudier cet après-midi.
Résultat : je suis arrivée il y a 3 heures chez moi et je n'ai encore rien fait. Je n'ai pas fait de ménage, je n'ai pas travaillé, je n'ai même pas fait la cuisine.
Ces accès de paresse m'affectent beaucoup. Comment me motiver? Surtout, comment me motiver toute seule? Car dès qu'une amie ou mon homme m'encouragent, je suis au taquet. Mais si je retrouve avec moi-même, c'est Paresse girl à tous les niveaux pour toute la journée... oui c'est que je ne fais pas les choses à moitié : ou je suis à fond, ou je suis plate comme un poisson turbot sur lequel un poids lourd aurait roulé. Rien et ne rien faire, voici ma devise en ces jours d'oisiveté.
C'est pathétique.
Le pire c'est que d'écrire cela me motive à peine. Je vais regarder la télé. Y'a Jean Luc Delarue qui m'appelle.
7 mars 2008
Paresse, quand tu me tiens
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Thèmes Les misères quotidiennes, Quand j'oublie mes neurones
5 août 2007
Une thérapie à la mode
Je reviens à l’instant de shopping. J’ai acheté quelques jeans et des tops. Quoi de plus banal pour une nana de 22 ans que d’aller acheter des fringues, accompagnée d’une autre minette, à papoter toute l’après midi dans le centre commercial ?
Mais pour moi, cette partie shopping est loin d’être banale. Car en trois semaines, c’est le quatrième après midi entier que je passe dans les magasins, moi qui d’habitude n’aime pas les faire – ça me donne mal au crâne et me bousille le dos. En tout et pour tout, je dois passer 2h par mois dans les boutiques en temps normal. Là j’ai cumulé 15h en moins d’un mois.
Et qui dit cumul de boutique, dit cumul d’argent dépensé. Forcément. Parce que je ne suis pas le genre de fille qui peut simplement se balader dans les rayons. Non, si je sors faire du shopping, c’est pour acheter. Appelez ça de la compulsion si vous voulez, moi j’y ai pensé, et j’ai décidé que c’était ma thérapie.
Ma thérapie parce que je suis mal depuis trois semaines et que le fait de retourner à la maison chargée de paquets de vêtements me fait un bien fou. Je ne peux pas expliquer pourquoi. Je suis devenue une obsédée des fringues. Pire, je suis devenue une obsédée de la mode, moi qui, étant normale et dans la moyenne, n’ait jamais été une fashion victime. Obsédée c’est –à-dire que sur Internet, je regarde tous les sites de fringues,je parcours même les blogs. Une fois, je n’en ai pas dormi de la nuit. Après je parcours les boutiques et, une fois revenue des boutiques, je réessaie encore cinquante fois mes pantalons nouvellement achetés. Et une fois que j’ai fini, je pense à ce que je pourrais acheter la prochaine fois. Et pendant quatre jours je me couche tous les soirs, impatiente d’être le cinquième jour, jour de congé, quand je pourrais aller au centre commercial. Ça fait trois semaines que je suis comme ça et je n’en démords pas.
Je crois que j’ai une nouvelle garde robe, toute faite ici à Madrid. Je n’ai aucune idée de comment je vais faire pour l’emmener en France, vu que je n’ai pris qu’un bagage, sur lequel déjà j’étais montée pendant un quart d’heure pour pouvoir le fermer à l’aller ! 
En même temps je ne m’inquiète pas trop. En effet, j’achète plein de trucs, comme ça mais je ne garde pas tout. Ma méthode : je parcours chaque rayon un par un, je pioche toute les fringues que j’aime, je les essaie, je fais une sélection et j’en achète environ le tiers. Et sur ce tiers que je ramène à la maison, que je réessaie – je me prends même en photo avec, pour voir le véritable effet que ça fait !-la moitié va retourner dans le paquet avec le ticket en attendant la prochaine fois que je descende en ville. En fait, quand j’y réfléchis, c’est une excuse pour pouvoir retourner faire les magasins….J’achète des fringues que je n’aime pas vraiment, exprès, en sachant qu’il y a 50% de chance que je ne les garde pas. Ces vêtements vont être échangés par d’autres, plus une nouvelle tournée de fringues, et hop c’est reparti, parcours des rayons, essayage, tri…
C’est ma thérapie pour ne pas penser. Pour ne pas penser que je me sens seule et que je veux revoir ma famille et mon homme. C’est aussi ma thérapie pour sortir un peu de cette maison où je commence à étouffer… d’accord, il y aussi les musées et la découverte de la ville mais à la fin, je ne reviens avec rien à la maison, ce qui ne me donne pas la sensation d’Être comblée. Et puis ce n’est pas aussi excitant, c’est bien beau de se culturer mais à quoi ça me servira quand je reviendrai en France…. Tout le monde s’en fiche du museo del Prado. Mais tout le monde ne s’en fiche pas de la nouvelle paire de Manolo que je porte. C’est déprimant cette futilité je sais. Mais justement. C’est cette superficialité qui me permet de tenir. De m’évader un peu. Cesser d’être intelligente pour cesser de se retourner le cerveau à trop penser. Je préfère être insomniaque à chercher des idées d’habits dans le magasine Elle, que de ne pouvoir dormir parce que je déprime.
Bon, je ne tarde pas, il faut que je fasse mon petit défilé devant mon appareil numérique. Et que je décide de ce que je vais rendre quand j’irai faire du shopping la semaine prochaine !
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Thèmes Espagne, Le pourquoi du comment, Les misères quotidiennes, Quand j'oublie mes neurones
28 juin 2007
Le jour où j'ai raté l'avion

Je n'ai jamais raté un train de ma vie, j'arrive le plus souvent toujours en avance, je suis toujours la cloche qui fait la grue en attendant les autres pendant 20 minutes, en bref, je suis rarement en retard, et quand je le suis, ce n'est pas grave - par exemple, arriver 10 minutes en retard dans l'amphi, si tu n'es pas en médecine, tu peux t'en sortir sans traumatsime.
Non, mais il a fallu que je rate l'avion le jour où quelque chose d'important m'arrivait, le jour où il fallait que je fasse bonne impression, bref, le jour-j. Et c'est l'avion que j'ai raté, vous savez cette chose qu'on trouve dans les aéroports, dans lesquels vous devez vous présenter deux heures avant le décollage... comment j'ai fait? hmf
suite
Dire que je ne voulais même pas dormir la veille. Je voulais passer une nuit blanche avec mon homme pour profiter et hop sauter dans l’avion, j’aurais toujours deux heures pour me reposer jusque Madrid. J’ai aussi vérifié l’alarme de mon téléphone. Je l’avais mis à 5h30 pour qu’on parte à 6h pour qu’on arrive à l’aéroport vers 7h30 et mon avion décollait une heure plus tard.
Ce beau matin, je reçois un message. Un peu hébétée de recevoir un sms si tôt, je lève doucement ma tête, j’attrape mon mobile d’une main lourde, je réussis à ouvrir un demi-œil, et voilà, je lis le message. C’est S… qu’est-ce qu’elle est gentille, elle me souhaite un bon voyage, je l’adore. Heureuse qu’elle ait pensée à moi de si bonne heure et excitée par la perspective du voyage, je décide de ne pas refermer mon œil maintenant bien ouvert et même d’ouvrir le deuxième afin de lire l’heure et savoir si je traîne un peu dans le lit ou si je me lève tranquillement. Et là, que vois-je !!! 6h50. Je relis, en une seconde et demie je me dis que je suis vraiment dans le brouillard. 6h51.
J’ai littéralement sauté du lit. Un bond comme ça, j’aurais pu rentrer dans les records. Et en plus du bond, j’ai crié ‘’IL EST 7h’’. Pas le temps de penser, mon homme a sauté aussi, j’ai pris une culotte, un soutif, n’importe quelle fringue qui passait par là, me suis habillée en moins de temps qu’il ne faut pour dire il est 7h, et je n’avais pas encore terminé de fermer ma braguette que lui était déjà en train de démarrer la voiture.
On est parti comme ça, sans se brosser les dents, sans se coiffer, en laissant ma chambre dans un état de post tornade alors qu’il fallait qu’elle soit propre pour ma tante, sans que je puisse dire au revoir à ma maison, sans que je puisse comprendre comment la porte s’est refermée derrière moi.
A 6h55 on quittait le jardin.
Je ne pouvais pas le croire, dans la voiture, je répétais, il est 7h, je rate mon avion, c’est pas possible, c’est pas possible, c’est pôôô pô-cible. Je revérifie… si, si, c’est bien ça, il est 7h05 à présent. Et lui, qui croit bien faire, prend un autre chemin que d’habitude, pensant que à cette heure-ci, le chemin de d´habitude est bourré de trafic ; résultat, on tombe sur des travaux, qui nous font perdre plus d’un quart d´heure.
J’ai éclaté en sanglot.
Comment ÇA a pu m’arriver. A moi ! Ce jour-là, rater l’avion, et que vont-ils penser de moi ? Je ne suis même pas capable de me lever pour prendre un avion, un fichu avion que je ne prends qu’une fois par an ?! Ça fout mal, je vous assure, j’étais mal.
Quand j’ai fini de pleurer, j’étais dans un tel état d’angoisse, j’ai cru que plus jamais je ne pourrais avoir de travail. J’étais tellement dans un état second que je disais même ‘’heureusement qu’elle m’a envoyé ce message sinon c’est sûr, je ratais l’avion’’….pff, tu parles, je l’ai raté cet avion. On est arrivé à neuf heures à l’aéroport. Et même si on était arrivé à l’heure, le check-in était clos à huit heures moins vingt. Je n’avais aucune chance.
Comment a-t-on pu espérer faire un trajet de deux heures en une demi-heure ? Je vais vous dire, l’angoisse, l’incompréhension et le désespoir,- oui, oui le désespoir, j’étais désespérée comme si je ratais mon mariage- vous font croire que votre voiture est un avion.
Je suis repartie le lendemain. Depuis, je fais la tête à mon portable. Il avait l’habitude d’être mon meilleur ami, maintenant il peut crever dans une benne à électronique, je ne regretterais pas une seule touche.
Et j’ai dit à S qu’elle aurait pu se lever plus tôt quand même, franchement, c’est de sa faute, si elle m’avait envoyé ce message à cinq heures, je n’aurais JAMAIS RATÉ L’AVION !!! Bon voyage, qu’elle me dit ?!! Ouais, c’est ça ! Et bien bonne usine à poulets !
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Thèmes 1 jour pas comme les autres, Espagne, Quand j'oublie mes neurones