L’incroyable ce n’est pas qu’il y ait eu un séisme, mais c’est la magnitude de ce séisme. En effet, le sud-est de l’Angleterre est régulièrement secoué mais en général de façon imperceptible. Par contre 5,3 de magnitude, on n’avait pas ressenti ça depuis près de 30 ans
Le plus incroyable pour moi, c’est que ce n’est pas la première fois que j’assiste à un tremblement de terre dans un lieu où normalement, on ne s’en rend pas compte : l'été dernier j’ai cru que le mur de la maison allait tomber sur moi…et j'étais à Madrid !
Déjà il y a dix ans, il y avait eu un grand et surtout long séisme : j’avais eu le temps de me lever quand j'ai commencé à avoir le vertige, me retourner et voir le lit bouger de quelques mètres dans ma case, de voir le sol vraiment trembler et de courir jusque la plage 500 mètres plus bas, avant que le séisme soit terminé. C'était en Croatie, où j'étais alors en vacances donc c’est plus fréquent dans cette région, mais quand même ! les chances d’en sentir un ne sont pas énormes.
Serait-ce un signe quelconque?? :s
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28 février 2008
Séisme à Londres !
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Thèmes 1 jour pas comme les autres
3 août 2007
Boire peut être dangereux pour la santé, hic
Je ne suis pas alcoolique mais forcément, quand il y a une soirée, quand je sors en boîte, quand je sors au resto, j’aime boire. Il faut cependant souligner que je ne bois pas comme un trou, je n ‘ai pas l`habitude d’être bourrée. Au bout de trois verres, j’ai eu ma dose (disons trois verres de vodka pomme ou deux verres de vin).
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Mais ça, c’était avant de connaître le tinto de verano. Pour ceux qui ne sont jamais allé en Espagne et qui ne connaissent pas, cette boisson alcoolisée est une sorte de vin mélangé à une boisson gazeuse type fanta. Je ne sais pas exactement, je n’ai jamais pu comprendre, je me contente de boire.
Première fois que je bois un verre de tinto de verano, au bon de vingt minutes, je fais de l’hypertension et mon cœur monte en tachycardie… il est 6h du soir, j’ai les joues en feu. Mais ça va.
Deuxième fois : ça ne va pas du tout. C´était vendredi soir dernier. J’avoue j’étais déjà un peu fatiguée avant d’arriver chez mon amie ; j’avais réussi à faire un trajet de bus et métro en plus d’une heure et demie alors que ça prend normalement trois quarts d’heure.
Bref, j’arrive, elle me propose du tinto de verano (il faut choisir entre lemon ou orange, j’opte toujours pour lemon). Comme je n’ai pas envie de débourser 15 euros en boîte pour un pauvre rhum coca, j’accepte tout de suite.
J’ai dû le boire trop vite. Ou le vin était à 12 degrés. Ou elle m’a droguée. Car 10 minutes après avoir fini mon verre, je me sens mal. Même carrément mal : j’ai froid.
Vous me direz, et alors ? Qu’il y a-t-il d’exceptionnel à avoir froid. Et ben l’exceptionnel c’est qu’il fait 30 degré dehors, que les autres nanas sont au bord de la syncope tellement elles ont chaud et que trois ventilos dans la pièce ne suffisent pas à les rafraîchir (la pièce devant être 5 degrés plus chaude que dehors).
Moi, j’ai froid, j’ai tellement froid, un froid à l’intérieur, que je tremble. Je tremble sans pouvoir m’arrêter. Je n’ai jamais tremblé comme ça de ma vie sauf après le traumatisme d’une énorme crise d’angoisse il y a quelques années. Je ne peux rien contrôler, tout part en vrille, je tremble comme une feuille des pieds jusqu’au cou. Et le froid me prend les tripes. Evidemment, j’ai aussi un peu la tête qui tourne. Le plus bizarre, c’est que j’ai les joues en feu ! Ce n’est pas de la fièvre, à part ça, je ne suis pas chaude et je ne reconnais pas les sensations. Non, je ne peux pas les reconnaître vu que c’est la première fois que ça m’arrive.
Je n’ai bu qu’un verre. Je suis allée me coucher et comme j’avais pas envie de rater la soirée boîte, je me suis levée une demi-heure plus tard. Toujours un peu froid, mais beaucoup moins tremblante. Mon amie me prête un t-shirt pour mettre par-dessus mon top, et on part toutes en boîte. Une fois arrivée, je suis complètement guérie. Mon moment de transe est passé. Il a dure environ une heure. Je n’ai jamais su ce qui m’était arrivé.
Loin de me dégoûter du tinto, j’en rebois un il y a quelques jours. Un verre.
Idem, les joues en feu, la tête un peu à l’envers mais je ne me sens pas mal…jusqu’à quatre heures du matin quand je me réveille en sursaut, avec une sensation de dépersonnalisation et de faiblesse générale. Ça, je reconnais, c’est en général quand je suis bourrée (pour les deux fois dans ma vie où je l’ai été). Si je me lève, je vais avoir la nausée. Alors je suis restée immobile comme ça pendant une heure, attendant que je re-rentre dans mon corps et puisse m’endormir de nouveau.
Le tinto de verano, c’est très bon, je vous assure. Et ça a l’air de ne faire cet effet qu’à moi. La prochaine fois que je sors, je m’en tiendrai au rhum coca. Au bout de trois verres, cette boisson me donne juste l’envie de chanter à tue-tête, pas de me coucher avec la sensation d’être possédée.
J'en profite pour faire un peu de prévention
Boire ou conduire, il faut choisir
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Thèmes 1 jour pas comme les autres, Espagne
28 juin 2007
Le jour où j'ai raté l'avion

Je n'ai jamais raté un train de ma vie, j'arrive le plus souvent toujours en avance, je suis toujours la cloche qui fait la grue en attendant les autres pendant 20 minutes, en bref, je suis rarement en retard, et quand je le suis, ce n'est pas grave - par exemple, arriver 10 minutes en retard dans l'amphi, si tu n'es pas en médecine, tu peux t'en sortir sans traumatsime.
Non, mais il a fallu que je rate l'avion le jour où quelque chose d'important m'arrivait, le jour où il fallait que je fasse bonne impression, bref, le jour-j. Et c'est l'avion que j'ai raté, vous savez cette chose qu'on trouve dans les aéroports, dans lesquels vous devez vous présenter deux heures avant le décollage... comment j'ai fait? hmf
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Dire que je ne voulais même pas dormir la veille. Je voulais passer une nuit blanche avec mon homme pour profiter et hop sauter dans l’avion, j’aurais toujours deux heures pour me reposer jusque Madrid. J’ai aussi vérifié l’alarme de mon téléphone. Je l’avais mis à 5h30 pour qu’on parte à 6h pour qu’on arrive à l’aéroport vers 7h30 et mon avion décollait une heure plus tard.
Ce beau matin, je reçois un message. Un peu hébétée de recevoir un sms si tôt, je lève doucement ma tête, j’attrape mon mobile d’une main lourde, je réussis à ouvrir un demi-œil, et voilà, je lis le message. C’est S… qu’est-ce qu’elle est gentille, elle me souhaite un bon voyage, je l’adore. Heureuse qu’elle ait pensée à moi de si bonne heure et excitée par la perspective du voyage, je décide de ne pas refermer mon œil maintenant bien ouvert et même d’ouvrir le deuxième afin de lire l’heure et savoir si je traîne un peu dans le lit ou si je me lève tranquillement. Et là, que vois-je !!! 6h50. Je relis, en une seconde et demie je me dis que je suis vraiment dans le brouillard. 6h51.
J’ai littéralement sauté du lit. Un bond comme ça, j’aurais pu rentrer dans les records. Et en plus du bond, j’ai crié ‘’IL EST 7h’’. Pas le temps de penser, mon homme a sauté aussi, j’ai pris une culotte, un soutif, n’importe quelle fringue qui passait par là, me suis habillée en moins de temps qu’il ne faut pour dire il est 7h, et je n’avais pas encore terminé de fermer ma braguette que lui était déjà en train de démarrer la voiture.
On est parti comme ça, sans se brosser les dents, sans se coiffer, en laissant ma chambre dans un état de post tornade alors qu’il fallait qu’elle soit propre pour ma tante, sans que je puisse dire au revoir à ma maison, sans que je puisse comprendre comment la porte s’est refermée derrière moi.
A 6h55 on quittait le jardin.
Je ne pouvais pas le croire, dans la voiture, je répétais, il est 7h, je rate mon avion, c’est pas possible, c’est pas possible, c’est pôôô pô-cible. Je revérifie… si, si, c’est bien ça, il est 7h05 à présent. Et lui, qui croit bien faire, prend un autre chemin que d’habitude, pensant que à cette heure-ci, le chemin de d´habitude est bourré de trafic ; résultat, on tombe sur des travaux, qui nous font perdre plus d’un quart d´heure.
J’ai éclaté en sanglot.
Comment ÇA a pu m’arriver. A moi ! Ce jour-là, rater l’avion, et que vont-ils penser de moi ? Je ne suis même pas capable de me lever pour prendre un avion, un fichu avion que je ne prends qu’une fois par an ?! Ça fout mal, je vous assure, j’étais mal.
Quand j’ai fini de pleurer, j’étais dans un tel état d’angoisse, j’ai cru que plus jamais je ne pourrais avoir de travail. J’étais tellement dans un état second que je disais même ‘’heureusement qu’elle m’a envoyé ce message sinon c’est sûr, je ratais l’avion’’….pff, tu parles, je l’ai raté cet avion. On est arrivé à neuf heures à l’aéroport. Et même si on était arrivé à l’heure, le check-in était clos à huit heures moins vingt. Je n’avais aucune chance.
Comment a-t-on pu espérer faire un trajet de deux heures en une demi-heure ? Je vais vous dire, l’angoisse, l’incompréhension et le désespoir,- oui, oui le désespoir, j’étais désespérée comme si je ratais mon mariage- vous font croire que votre voiture est un avion.
Je suis repartie le lendemain. Depuis, je fais la tête à mon portable. Il avait l’habitude d’être mon meilleur ami, maintenant il peut crever dans une benne à électronique, je ne regretterais pas une seule touche.
Et j’ai dit à S qu’elle aurait pu se lever plus tôt quand même, franchement, c’est de sa faute, si elle m’avait envoyé ce message à cinq heures, je n’aurais JAMAIS RATÉ L’AVION !!! Bon voyage, qu’elle me dit ?!! Ouais, c’est ça ! Et bien bonne usine à poulets !
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Thèmes 1 jour pas comme les autres, Espagne, Quand j'oublie mes neurones
25 juin 2007
Jour-j

Ou plutôt Dìa-D… ça y est ! Je pars !!!
Enfin !! c’est demain matin que je prends l’avion pour Madrid. Non, ne croyez pas que la vie est super cool pour moi, que je me paie deux mois de vacances à l’espagnole. Je ne vais pas chômer. Bon d’accord, mon job c’est fille au-pair, ce n’est pas l’usine au poulet comme ma copine S mais tout de même, s’occuper d’enfants n’est pas de tout repos, surtout quand c’est quinze heures sur vingt quatre heures… je dis ça mais je ne sais pas vraiment, ça peut être plus, ça peut être moins.
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Pourquoi Madrid ? Je n’avais pas du tout l’intention d’y aller. Je voulais progresser en anglais et donc partir au Royaume-Uni. Et puis je me suis dit que je n’étais même pas capable de dire comment je m’appelle en espagnole après cinq années d’étude ( même si depuis quatre ans je n’ai jamais ouvert un bouquin d’espagnol) donc je me suis portée candidate pour l’Espagne aussi.
Au début ça traînait et un beau jour… pfit, une dame m’a contactée, on t’aime bien, on te prend, on ne cherche même pas ailleurs ! Wow, tout d’un coup mon égo est monté en flèche vu que cette famille avait près de 200 candidates qui l’avaient contactée ! En même temps, je l’avoue, j’ai bien peaufiné mon CV. Que je suis hyperdynamique, -ouarf, ouarf, ouarf-, que j’adore jouer avec les enfants – oui 20 minutes ça va bien-, que je m’adapte trop facilement -tant qu’ils ne me font pas manger leur tortilla remplie à 95% d’huile…. Mais naaan, j’exagère, je n’ai pas triché sur mon CV mais je n’ai pas dit non plus que j’aimais rester enfermée dans ma chambre- au grand désespoir de mes parents il y a quelques années, que oui je faisais de la danse classique mais j’avais aussi plein de bourrelets et des pieds plats, que j’étais collée à l’écran de mon ordi, que je n’aimais pas et ne savais pas cuisiner. Et que je n’aimais même pas parler espagnole, hahaha !
Considérant les enfants, que je m’en fous royalement s’ils ne font pas partie de ma famille… hic… encore là j’exagère, une année j’ai fait animatrice dans un centre aéré et je me suis bien marrée.
Tout de même, une expérience comme ça, on n’en rencontre pas tous les jours. Alors ma belle-mère a bien essayé de me faire culpabiliser. De but en blanc, elle me sort : ‘’mais pourquoi deux mois’’, euh, quoi ? Oui, en gros ce qu’elle voulait dire, c’est que j’abandonnais lâchement son pauvre fils pour aller m’éclater dans le pays le plus chaud d’Europe. Elle a réussi à me faire culpabiliser. Je me suis traitée d’égoïste et de femme sans cœur. Et puis j’ai parlé à ma mère qui elle serait plus du genre à me dire, ‘’et pourquoi pas 12 mois’’…hmf. Tout d’un coup je me suis dit, flûte, mon homme je l’adore d’amour et je sais que c’est réciproque, on a des projets ensemble, c’est pas deux mois qui vont nous séparer.. enfin je veux dire, entre nous, c’est du sérieux.
Et je ne peux pas rater une telle occasion. Au-pair, c’est le job le plus cool du monde. Tu t’occupes d’enfants – et pas de poulets (elle m’a traumatisée avec ses poulets), tu te cultives en même temps, tu voyages, tu es logée et nourrie, et bon tu as un peu –un tout petit peu- d’argent de poche. Il faut juste espérer ne pas tomber sur la famille stricte où on doit prier en se levant, en se couchant, pour manger ( je me demande parfois s’ils ne remercient pas aussi le seigneur quand ils se soulagent) ou une famille psychotique où les parents partagent leur joint avec les gosses qui ne connaissent du monde extérieur que ce qu’ils voient à la télé.
J’espère que demain je verrais une famille normale, qui m’accueillera bien et qui me donne ainsi la motivation de suivre mon CV à la lettre, sinon plus. Hasta la vista.
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Thèmes 1 jour pas comme les autres, Espagne