Later that day I got to thinking about relationships... But the most exciting, challenging and significant relationship of all is the one you have with yourself. And if you find someone to love the you you love, well, that's just fabulous. 
Carrie Bradshaw

23 février 2008

euh...allô?

Je sais, il est 3h du mat' et je suis encore là. Mais je devais absolument écrire ça.
Tout à l'heure j'ai appelé mon homme, comme très souvent, et, comme très souvent aussi, je l'ai entendu décrocher mais aucune réponse : pas de "allô?", pas de "ouiii?"... le silence.
C'est quelque chose qui m'a toujours intrigué : répondre au téléphone sans parler. Franchement, il n'y a que lui qui fait ça.
Non mais, j'imagine pas moi répondre au téléphone et attendre que ça se passe. Il faut quand même donner un indice supplémentaire à l'interlocuteur, que vous êtes bien là, à l'autre bout du fil, que vous n'avez pas avalé votre combiné!
Mais apparemment, lui attend toujours que ce soit moi qui, au bout d'un moment d'incompréhension (quoique je commence à être habituée), à interpeller : allo, allo, y'a quelqu'un?

Des fois je le trouve vraiment bizarre...
Enfin je lui ai fait la remarque, il a trouvé un argument bidon (que je ne dévoilerai pas) mais il m'a dit qu'il s'efforcerait à l'avenir de répondre : 'oui ma chérie? ' ;)

Sur mon chemin l'Amour

Une amie m'a dit un jour qu'elle ne laisserait jamais un homme se mettre en travers de son chemin. Elle avait 25 ans, elle était célibataire. Alors en effet, jamais un homme ne s'était mis en travers de son chemin. Elle est partie vivre à l'étranger, elle bosse beaucoup, elle vit à deux cents à l'heure.
Mais elle est seule.

Pourtant dès fois je me demande. Est-ce qu'on est obligé de rechercher l'âme soeur? Certainement, que parfois, cette amie se sent seule mais le plus souvent, n'est-elle pas épanouie? Elle n'est pas névrosée, un peu stressée parfois, mais qui ne l'est pas.

A côté, je suis en couple depuis 5 ans et pourtant je ne suis pas épanouie. Sur les 5 ans, j'ai été vraiment bien 2 années : la première, et l'avant dernière. Cette année actuelle ne se passe pas si mal mais je ne ressens rien d'extraordinaire.
Il faut préciser, j'aime de tout mon coeur l'homme qui vit avec moi. Je donnerais beaucoup pour lui. Et dans un sens, c'est ce que j'ai fait : j'ai laissé de côté beaucoup de projets pour lui.
Certains diront que ce n'est pas vrai : je suis partie souvent sans lui, une semaine, un mois, 3 mois. Sa mère est la première à me rappeler que je suis partie à Madrid tout l'été et elle m'a demandé « pourquoi tu le laisses? »...

Mais j'ai laissé cet homme se mettre à travers de mon chemin. Dès le début. Dès le moment où j'ai commencé à tomber amoureuse, tous les plans de ma vie ont été altérés. Et pourtant, j'en avais, pas nombreux, mais mes ambitions étaient grandes. Et j'ai laissé ça de côté.
Au final je me retrouve dans un appartement que je ne veux pas, dans une faculté qui ne me plaît pas, avec une vie sociale limitée, avec une angoisse presque perpétuelle de mon avenir professionnel.

La seule chose qui me reste : mon homme. C'est quelque chose que n'a pas mon amie, et je ne pourrais jamais le troquer contre la vie de mon amie, je l'aime.
Seulement parfois, c'est triste de voir que j'avais tant de choses à découvrir, et la seule chose que j'ai vraiment vue, c'est la vie de couple.

L'amour est important, mais il n'y a pas que l'amour dans la vie...

15 septembre 2007

Et après...

Guillaume Musso

A 8 ans, Nathan est entré dans le tunnel lumineux de la mort imminente. Plongeant dans un lac pour aider une fillette, l'enfant s'est noyé.
Arrêt cardiaque, mort clinique. Et puis, contre toute attente, de nouveau, la vie.

Vingt ans plus tard, Nathan est devenu l'un des plus brillants avocats de New York. Il a tout oublié de l'épisode traumatisant. Il a même fini par épouser le petite fille du lac, Mallory....
...
Mais Nathan ignore que ceux qui reviennent de l'autre côté ne sont plus tout à fait les mêmes (..)
Il est temps pour lui de découvrir pourquoi il est revenu.


J'ai beaucoup aimé ce roman. Beaucoup de suspens; d'ailleurs, étant de nature impatiente, même dans mes lectures, j'ai eu beaucoup de mal à me retenir de sauter des lignes. Il peut y avoir donc des moments, même rares, un peu longuets.
Mais le final est brillant et l'histoire, un peu mystique, est accrocheuse.

12 août 2007

S’installer ensemble

En septembre, on saute le pas. Mon doudou et moi s’installons ensemble, au bout de cinq ans de relation plus ou moins tumultueuse et alors qu’on est au début de nos vingtaines.
Pour moi, c’est un saut à l’élastique. De ce fait, chercher un appartement revêt une importance historique.
Cependant, cela ne signifie pas autant pour lui. Bon d’accord, je suis partie deux mois en Espagne, ce qui fait que actuellement, celle qui ne peut rien faire pour chercher un appart, c’est moi. Mais bon, on en avait parlé avant et il était super motivé pour le chercher tout seul, aidé s’il le faut de ses potes. Ça c’était en juillet.
Depuis, ça fait deux semaines qu’on est en août, qu’il travaille toujours autant et qu’il me dit qu’il est fatigué. Il m’avait quand même promis d’appeler activement les numéros que MOI j’ai cherché et de prendre des rendez-vous pour le samedi, hier.
Résultat, je l’appelle hier soir, toute excitée à l’idée de ce qu’il va me raconter.
« -Alors mon chéri, qu’est-ce que ça a donné ?
-De quoi ? »
Hm, ça commence bien. Est-ce qu’il est au courant que ça fait une semaine qu’on ne parle que d’un sujet au téléphone ?
« -T’es à Rennes là, t’as visité des apparts.
-Non. Je suis chez moi. »
Je reste bouche bée. Mais il ne peut pas le voir. Je lui demande pourquoi, s’il avait appelé les 15 numéros
« Non, j’en ai appelé cinq. »
Honnêtement, quel est l’intérêt de n’en appeler que cinq ? Pourquoi pas tout d’un coup, histoire d’augmenter sa chance ?
Et pis il rajoute : « de toute façon, je n’avais pas envie d’aller à Rennes. »
Il doit rigoler. Envie ? envie ? non mais parce que tu crois que tu dois avoir envie d’y aller ?????
C’est une obligation, tu m’entends ? ET notre appart ? Et nous, notre vie ? Et notre amour ?

J’avais rêvé que ce soit un rêve, cette recherche d’appart. Ça s’est tourné un conflit où j’ai remis beaucoup de choses en question parce que monsieur était fatigué (il n’est pas fatigué pour voir ses potes jusque dans la nuit) et en plus il me reproche presque d’être à Madrid maintenant.
Si cela commence comme ça, est-on vraiment prêt à s’installer ensemble ? J’aurais mieux faire de dire que je prends mon appart toute seule et je l’aurais cherché toute seule comme une grande à mon retour, en une semaine, avant la rentrée.
Et lui, tant pis pour lui.

11 août 2007

Ay, maman


C'est une famille espagnole mais je suppose qu'on en trouve comme ça partout. Je ne sais pas si c'est un drame ou une comédie, ça me paraît parfois ahurissant, parfois amusant. Ça a commencé un après-midi au début du mois de juillet – enfin, je suppose que ça a commencé bien avant… Imaginez-vous un petit bout de chou de 20 mois environ…bon, petit bout de chou assez monstrueux en vérité – la première semaine avec lui, je me suis retrouvée avec des croûtes et des rougeurs sur le visage et les bras ? Ne dit-on pas que les enfants sont naturellement innocents et angéliques … ben lui c’est plutôt l’antéchrist. Enfin, je m’éloigne du sujet…quoique cela montre que, plus qu’une petite créature à protéger, c’est un futur kamikaze.
suite

9 août 2007

J’veux du pain

Je lance un appel à l’aide. JF, 22 ans, cherche pain désespérément.
Non, ce n’est pas une blague. Ici, le matin, je deviens folle. Avec mon café ou mon chocolat au lait, je me gave de biscuit. Ce n’est pas qu’ils sont mauvais mais j’aimerais un toast avec du beurre dessus. Un toast de pain. Du vrai pain. Pas de ce pain dur et bizarre qu’ils me servent le soir pour manger avec la sauce. Cette sorte de pain où l’extérieur t’abîme les dents et l’intérieur insulte les papilles de ta langue. Je veux du vrai pain, seul comme j’en ai mangé en France. Je pensais que le mythe du pain français n’était que ça, un mythe. Mais non. Pour avoir pas mal voyagé, je confirme que le pain français, c’est le meilleur. Je ne suis pas chauviniste (quoique je pourrais le devenir à force d’être ici).

Seulement jusque là, cela ne m’avait pas marqué parce que mon plus long séjour à l’étranger a duré trois semaines, aux Etats-Unis, et leur pain n’était pas si mauvais.
Mais ici, je craque. Plus d’un mois sans manger un bonne baguette bien moelleuse ou croquante juste comme il le faut. Et leur pain ici n’est vraiment pas bon - c’est le pire que j’ai mangé après le pain italien… les méditerranéens seraient-ils piètres boulangers ?
Je rentre dans un peu moins d’un mois. Mon avion atterrira à Beauvais à 8h du matin. La première chose que je ferai en sortant de l’aéroport ? Chercher une boulangerie.
Vive le pain français.